Un nouveau géant mondial

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Un nouveau géant mondial

Message  isa le Lun 4 Avr - 13:27

Le groupe belge Solvay a lancé une offre publique d'achat amicale sur Rhodia pour 3,4 milliards d'euros. La nouvelle entité pèsera 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Rhodia s'envole en Bourse.

Coup de théâtre dans le monde de la chimie. Le groupe belge Solvay vient en effet de lancer une offre publique d'achat amicale sur la totalité du capital de Rhodia pour créer un leader mondial du secteur. «Rhodia n'était pas le premier choix de Solvay, affirme Hervé Mangin spécialiste des fusions-acquisitions chez Axa IM. Il visait plutôt le danois Danisco qu'il s'est fait souffler par l'Américain DuPont».


«Rhodia n'était pas le premier choix de Solvay»

Ce choix est d'autant plus surprenant pour l'analyste que selon lui «il n'est pas en adéquation avec sa stratégie définie il y a deux ans après la vente de son pôle pharmacie à l'Américain Abbott Laboratories». Alors pourquoi ce choix ? «Le prix est attractif, l'exposition de Rhodia aux émergents élevé (plus de 50% contre 25% pour Arkema) et Solvay récupère un PDG pour remplacer le sien», poursuit Hervé Mangin. Le PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu qui va intégrer le Comité exécutif de Solvay, a en effet confirmé qu'il pourrait succèder à Christian Jourquin, 62 ans, comme PDG du chimiste belge, une fois que celui-ci partira à la retraite en 2012.

Ce nouvel ensemble qui entend accroître son développement dans les marchés à forte croissance - ils représentent 40% du chiffre d'affaires du nouveau groupe - va peser plus de 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires (7,1 milliards pour Solvay en 2010 et 5,23 milliards pour Rhodia). Mais il reste loin derrière les mastodontes du secteur que sont les Allemands BASF (63,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2010) et Bayer (35 milliards), et les Américains Dow Chemical (53,6 milliards de dollars, soit 37,6 milliards d'euros) et DuPont de Nemours (32,7 milliards de dollars, soit 22,9 milliards d'euros).

«La complémentarité des activités industrielles de Rhodia et Solvay devrait doter le nouvel ensemble d'une présence équilibrée dans ses différents segments de marché (spécialités chimiques destinées aux produits de grande consommation, construction, automobile, énergie, eau, environnement, électronique…)», explique le groupe dans un communiqué.


Une prime de 50%

L'offre, qui valorise l'entreprise à 3,4 milliards d'euros, se fera au prix unitaire de 31,60 euros avec un dividende détaché de 0,5 euro. Un montant supérieur de 50% au cours de clôture de Rhodia vendredi. «Cette prime est satisfaisante, a réagi Jean-Pierre Clamadieu, PDG du chimiste français sur BFM Business. La valeur de marché n'était pas vraiment la bonne. Nous voulions ramener le titre à sa juste valeur». Du coup, le titre s'envole de près de 50% à 31,26 euros, s'alignant sur le prix d'offre proposé par Solvay.

L'opération sera entièrement autofinancée par Solvay précise le groupe. Signée dimanche et ayant reçu l'approbation des deux conseils d'administration, l'opération a été facilitée entre autres par la vente en septembre 2009 de sa filiale pharmacie à l'américain Abbott Laboratories pour 4,5 milliards d'euros. Cette offre va désormais être présentée aux instances représentatives des personnels des deux groupes et soumise aux autorités de régulation, ajoute le groupe.


Clamadieu, bientôt PDG du nouveau groupe ?

Solvay dit anticiper des synergies de coûts annuelles de 250 millions d'euros dans les trois ans. Mais aucune restructuration majeure n'est prévue dans le cadre de ce rapprochement, assure le groupe. «Il s'agit d'une offre amicale», a insisté le président de Solvay Christian Jourquin au cours d'une conférence de presse téléphonique. Et Jean-Pierre Clamadieu d'ajouter : «Nous effectuerons que des opérations d'ajustement pour optimiser notre fonction support».

Quoi qu'il en soit, cette opération rebat totalement les cartes d'un secteur où l'ancienne filiale de Total, Arkema (5,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2010), voit désormais son dauphin en France, Rhodia, lui passer devant. «Le secteur de la chimie est très concentré, conclut Hervé Mangin. Il existe de nombreuses cibles comme Arkema, le Belge Umicore, l'Allemand Symrise ou l'Italien Croda qui pourrait être racheté par BASF. Arkema pourrait plutôt intéresser une société américaine»


isa
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